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Chers plongeurs,
Bienvenus sur la troisième page News de Skubaskool dans laquelle nous parlerons d’une association typiquement balinaise le Banjar. Massimo Boyer a réussi quelques magnifiques photos de Mola Mola, qui sera, vous l’avez deviné le sujet de notre page Bio.
N’hésitez pas à nous envoyer vos questions ou vos commentaires à info@skubaskool.com, sophie@skubaskool.com, arnaud@skubaskool.com.
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BALI INFOS
La société balinaise se veut le reflet d’un ordre cosmique immuable. Le système des temples articule le village, la société d’irrigation, la résidence et la vie sociale, gérée par le Banjar.
Le village est composé de plusieurs Pekarangan, habitats d’une famille balinaise élargie, généralement divisés en plusieurs foyers habités des familles nucléaires les Kuren.
Le Banjar, « rangée de maisons » selon le sens originel du mot, est le regroupement de cinquante à soixante-dix Pekarangan. Au cœur du Banjar se détache un pavillon ouvert et de petits autels, c’est le lieu de réunion et le temple où se retrouvent les membres du Banjar.
Le Banjar, appelé Banjar suka duka, le Banjar pour le partage des joies et des peines, est selon ses propres termes, un lieu de service. Service de ses membres, ayahan banjar, service de ses dieux, ayahan pura, service du gouvernement dans ses corvées, gotong royong. Le travail collectif est à l’origine de l’extraordinaire solidarité de ces membres. Toutes les activités, toutes les décisions sont régies par un droit coutumier extrêmement précis qui varie selon les Banjars.
Les Banjar se réunissent périodiquement en assemblée, à laquelle participent tous les hommes chefs de famille, qui y jouissent d’une égalité de droit. L’assemblée qui a lieu tous les 35 jours du mois balinais, siège sous l’égide d’un ancien, le klian, élu par ses membres et révocable par eux. Ses décisions sont en principe adoptées à l’unanimité.
Chaque réunion se déroule selon un rituel précis. Le klian frappe en deux roulements le kulkul (tambour) appelant les membres à se rassembler. Les hommes, tous vêtus d’un sarong coutumier et d’une écharpe de cérémonie à la taille apportent un service de Bétel, un pichet d’Arak, un panier de fleurs et un bol d’huile de noix de coco, constituant le cané, éléments indispensables aux assemblées. Le panier de fleur est déposé au pied de l’autel. La prière au dieu Secrétaire commence, le chef de coutume s’adresse ensuite au maître du tambour de bois puis au dieu Témoin. Aucune réunion ne saurait avoir lieu sans contact préalable avec les divinités. Trois sujets seront abordés : les amendes pour manquement à la coutume, ou aux taches administratives et sociales; états des recettes et dépenses du Banjar ; présentation et distribution des taches. La deuxième partie fait place aux discussions. Les deux klian – responsables l’un de l’administration l’autre de la coutume – deviennent médiateurs. C’est à aux que l’on s’adresse et non à l’interlocuteur de façon à prévenir tout heurt.
La prochaine assemblée aura lieu dans 35 jours. D’ici là, il y aura d’autres Sangkepan, ceux de la société d’irrigation, du village coutumier, des congrégations de temples, des groupes de descendance, des associations volontaires, etc… La société balinaise, c’est d’abord « l’être ensemble » des hommes !
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PHOTO DU MOIS
Photo copyright Massimo Boyer. |
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INFO BIO
C’est la 3ieme année, toujours à la même période, que je cherche le roi des eaux balinaises le majestueux poisson-lune. Je ne pourrais probablement jamais décrire le sentiment éprouvé lorsque j’aperçois sa forme caractéristique qui se précise à mon approche. Passer une plongée entière à observer ce géant est simplement fantastique…
Le Mola mola est le plus grand poisson osseux au monde. De forme ronde et plate, il possède une longue nageoire ventrale et dorsale, une queue à peine visible, de très petits yeux et une minuscule bouche. Il nage en balançant ces nageoires de part et d’autre, pouvant se propulser à une vitesse étonnamment rapide. La peau du Mola mola ressemble à du cuir très épais (environ 15cm), de couleur gris brune ou bleue. De forme unique, ce poisson est très certainement le plus particulier qu’il est possible de croiser en plongée.
CLASSIFICATION
Family: Molidae
Genus: Mola
Species: Mola mola
HABITAT
Le poisson-lune est trouvé dans tous les Océans subtropicaux et tropicaux, dans les zones de climat tempéré. Le Mola mola évolue aux alentours de tous les continents, à l’exception de l’Antarctique, mais préfère les eaux du large. Bien que souvent aperçu à la surface, il passe la plus grande partie de sa vie dans les profondeurs aux alentours de 400m. Toute fois, il a été noté l’existence de cet animal à des profondeurs de 1000m, ce qui semble rester extrêmement rare.
Le Mola mola, couvert de parasites, est fréquemment vu à des miles des côtes, dérivant selon les kelps habités par de petits poissons qui le libèrent de ces intrus. Son passage en surface profite également aux mouettes qui se nourrissent de ses parasites. 3 mois dans l’année, les plongeurs ont la chance de pouvoir le croiser sur les côtes balinaises. L’animal s’approche du récif, pour se poser aux stations de nettoyage où il est assailli par les poissons cochers (Heniochus diphreutes).
ALIMENTATION
Bien qu’ayant une alimentation relativement variée (calmars, éponges, crustacés et petits poissons), le Mola mola est surtout un mangeur de zooplancton et de méduses, protégé des cellules urticantes grâce à sa peau extrêmement épaisse.
REPRODUCTION
Le Mola mola est considéré comme étant l’animal vertébré le plus fécond. Il produit 300 millions d’œufs chacun d’une taille de 2 à 3 mm de large. Le nombre d’œufs fertilisés reste inconnu et malgré une ponte importante, l’animal pourrait rapidement se trouver au rang des espèces en voie de disparition.
Les larves ressemblent très fortement à leurs confrères les diodons et poissons porcs-épics présentant de nombreuses épines et une queue qui disparaîtront dès la taille de 40cm atteinte. Le corps commencera alors à s’aplatir. Le Mola, mesurant quelques millimètres à la naissance, atteindra à l’age adulte 4 mètres d’une nageoire à l’autre et pourra peser jusqu’à 2000 tonnes.
La reproduction a lieu généralement dans les zones océaniques tropicales.
EVOLUTION
Selon Schwartz et Lindquist (1987) les premières reproductions de Mola sont apparues en Grèce et à Rome 1200 ans avant JC. Cependant, l’animal existait déjà bien avant l’apparition de l’homme sur terre. Des scientifiques russes ont découvert des fossiles appartenant à la famille molidae au sud-ouest de la Russie datant approximativement de 37-58 millions d’années.
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